Site de l'académie de Versailles

Accueil > L’ESPACE PEDAGOGIQUE > Socle, programmes et circulaires > Les programmations spiralaires

Les programmations spiralaires

jeudi 20 janvier 2011

Les programmations spiralaires

Cette notion recouvre l’écriture de progressions qui reviennent de façon cyclique sur une compétence en l’étoffant à chaque fois d’exemples ou de contextes nouveaux qui enrichissent et complexifient la notion. Elle est parfaitement adaptée à l’écriture de programmations de cycle. 

Ainsi, l’animation pédagogique sur la grammaire au cycle 3 a permis d’illustrer ceci :

A compléter d’après les affiches dans la salle.

Quels sont les avantages de cette pratique ?

1. Une répétition évolutive

Comme tous les pédagogues le savent, la répétition joue un rôle important dans le processus d’acquisition de compétences. Cependant en répétant d’année en année des notions sans les complexifier, on peut arriver au résultat inverse de celui attendu. En effet les élèves désinvestissent la notion puisque tous les ans elle est revue. Ils peuvent donc adopter une attitude passive. 

Pour éviter cette dérive, il est judicieux de complexifier les exemples d’année en année. Cela relance l’intérêt des élèves. et leur permet de faire face dans la rédaction d’écrits à des interrogations qui leur posent problème.

Ainsi sur la notion de sujet du verbe, qui débute en CE1, on se contentera à ce niveau d’un exemple classique « Le chat miaule », voire « Adèle lit un album. »

Mais en CM2, on cherchera les sujets de verbe atypiques comme un infinitif par exemple, « Fumer tue », ou une relative « Qui aime bien châtie bien. »

2. Support de cycle et remémoration active

Quand une équipe s’oriente vers des programmations de cycle spiralaires, il est intéressant qu’elle y adjoigne l’existence d’un support qui suivra l’élève au fil du cycle. En effet, l’enseignant de deuxième ou troisième année du cycle pourra entamer sa progression par une demande de relecture à l’avance de ce qui a été vu à ce sujet l’année précédente. Les élèves sont donc appelés à faire un effort de remémoration, facilité si le support comporte non seulement la leçon institutionnalisée mais aussi les exemples glanés l’année précédente par la classe au fil des textes lus. Les élèves peuvent ainsi s’appuyer sur l’évocation des séances de travail de l’année précédente. Cela soutient leur mémoire.

Ils y ajouteront cette année les nouveaux cas rencontrés, plus étonnants que ceux vus l’année précédente.

3. Répondre à la complexification des exigences des programmes

Dans l’étude de textes de fin de cycle 3, il peut être nécessaire de pouvoir analyser une phrase pour bien la comprendre. Si son parcours scolaire n’a pas offert à l’élève des rencontres avec des structures plus atypiques, il n’aura pas les moyens de maîtriser la difficulté rencontrée. Comme il n’aura pas non plus les moyens pour faire évoluer la qualité de son écriture. 

En mathématiques, la même remarque peut s’appliquer. Il suffit de penser à l’exercice sur la recherche d’un parallélogramme dans une figure géométrique complexe proposé par les évaluations de CM2. 


| Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Haut de page | SPIP | ScolaSPIP
Inspection de Poissy (académie de Versailles)
Directeur de publication : Luce Rousselet (IEN)