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Publié : 28 janvier 2011

2011-01-18 Réunion de directeurs

1ère partie : Présentation de l’Enseignement Général Professionnel Adapté et des modalités d’orientation,

par M Lefebvre directeur de la SEGPA du collège des Grands Champs, et par M Birster responsable de la CDOEA secteur 1. 

L’EGPA est une partie de l’enseignement du second degré, au niveau collège, qui s’adresse à des élèves qui ont des difficultés scolaires installées et n’ont acquis à la fin du CM2 qu’une faible partie des compétences du palier 2 du socle.

Constitué de 4 niveaux de classe, il offre à ces élèves un environnement qui leur permet de continuer à progresser dans les matières fondamentales tout en s’ouvrant au monde professionnel, à partir de la 4ème , par des ateliers de pratique hôtelière ou horticole, en ce qui concerne le collège des Grands Champs. En effet 6 à 8h d’ateliers hebdomadaires permettent de donner aux élèves une première pratique d’activités professionnelles dans un contexte à la fois protégé mais aussi porteur de challenges.

Ils passent et obtiennent souvent le CFG (Certificat de Formation Générale), premier diplôme reconnu par le monde du travail.

La plupart des élèves qui ont fréquenté l’EGPA plusieurs années s’engagent ensuite dans l’obtention d’un CAP en lycée professionnel ou en CFA (Centre de Formation des Apprentis). Leur scolarité dans l’enseignement adapté leur a permis de développer un lien positif avec l’Ecole et les amène à envisager cette poursuite d’études avec confiance.

Pour les parents des élèves de niveau faible en fin de CM2 et déjà en retard dans leur cursus scolaire, l’orientation vers la 6ème banale est un choix risqué. En effet les cours pratiqués sont d’une exigence qui peut isoler leurs enfants dans le groupe classe et les enfermer dans une spirale d’échecs. Leur niveau scolaire s’amoindrit et ils forment le terrain privilégié où se développe l’illettrisme. [On pourrait envisager que l’information sur le dispositif EGPA soit présenté à tous les parents d’élémentaire.]

Arrivés à 16 ans, ces jeunes risquent d’abandonner le système éducatif avec, parfois, beaucoup de regret et de rancune, et sans diplôme. Ils peuvent aussi continuer leur parcours mais avec une orientation mal vécue en lycée professionnel, qui les conduit souvent à un absentéisme important, véritable plaie de ce cursus. 

Il est donc important que l’orientation se fasse dans les meilleures conditions à la fin du primaire. Cela nécessite un échange avec les familles qui est à entamer dès la fin du CM1, si possible. Le rôle des psychologues scolaires dans l’accompagnement de l’équipe pédagogique et des parents est important, ainsi que la possible prise de contact avec le directeur de l’EGPA, M Lefebvre, qui est prêt à rencontrer les familles. 

La procédure administrative d’orientation se déroule en plusieurs phases, décrites dans le diaporama présenté par M Birster et associé à ce compte-rendu. 

 

2ème partie : vie de la circonscription

1. Projet d’école

L’état d’avancement des écoles de la circonscription sur leur Projet présente une grande hétérogénéité.

Pour apporter un soutien à la réflexion, un document d’aide a été proposé suite aux rencontres qui ont eu lieu sur divers groupes scolaires et aux réunions de travail de l’équipe de circonscription. La lecture commune et les échanges ont permis au moment de la réunion, d’y ajouter quelques précisions : la nouvelle version est disponible ci-joint.

L’anticipation sur les trois années de vie du Projet est un élément qui peut être délicat à mettre en place. Il est cependant utile de définir une programmation des actions à long terme, même si leur description ne présente pas le même niveau de précision suivant l’année où elles sont mises en place. 

Dans les fiches actions, la partie « évaluations » demande que soient définis des indicateurs. Ceux-ci doivent être pensés en rapport avec l’objectif visé et non la réalisation de l’action. Ainsi si l’objectif est d’améliorer l’intérêt des parents à la scolarité de leurs enfants, et qu’une action est la distribution d’une plaquette de présentation de l’école, l’indicateur devra porter sur les taux de fréquentation des parents aux réunions par exemple, et non sur la réalisation effective de la plaquette. Ce qui importe, c’est en effet l’efficacité de l’action, et non l’action elle-même.

Si une école souhaite une aide ou un éclaircissement à ce sujet, qu’elle n’hésite pas à se rapprocher de moi pour que l’on puisse réfléchir ensemble à ce qui est envisageable.

2. Evaluations nationales de CM2

Brigitte Leroul a fait état d’évaluations qui présentent un niveau de difficultés proche de celui de l’an passé. Le plus-que-parfait a cependant disparu et le problème de proportionnalité est plus simple. Cependant, le texte exploité à la fois en français et en mathématiques est, cette année encore, complexe.

Les demandes formulées pour une meilleure exploitation par les enseignants de ces exercices ont été entendues puisque le codage des résultats s’est affiné.

 Le programme de remontée est déjà téléchargeable dans les écoles. A la question de savoir comment les codes 3 et 4 y seront exploités, la réponse est qu’ils feront partie de la saisie.

 La question a été posée sur l’information à donner aux familles sur ces évaluations.

Il est obligatoire de faire un retour à chaque famille sur les résultats de son enfant. Pour ce qui est des résultats globaux de l’école, il n’y a pas de directive particulière. Un retour qualitatif sur les réussites et les domaines à travailler semble cependant indispensable auprès du conseil d’école, ainsi que l’évolution des résultats depuis trois ans. La communication des résultats chiffrés de l’école requiert une réflexion préalable de l’ensemble de l’équipe pédagogique sur l’exploitation qui peut en être faite.

 Une autre question portait sur la prise en compte des résultats d’une élève qui avait visiblement fait les exercices à la maison avant et connaissait toutes les réponses.

Q’une élève puisse enregistrer en un week-end toutes ces informations prouve qu’elle avait suffisamment d’acquis préalables : il est donc logique de la créditer des résultats fournis. Bien sûr au moment de la restitution aux parents, l’enseignant pourra s’interroger sur cette performance particulière. 

3. Carte scolaire

Les préparatifs de la carte scolaire sont entamés. L’école élémentaire de Crespières signale une éventuelle fermeture, déjà contestée par la mairie. L’école Deniau à Feucherolles est à la limite, mais a bon espoir d’avoir des inscriptions pendant l’été comme à l’accoutumée.

La problématique de l’école Fournier, largement en sous-effectif, a été abordée, ainsi que le sur effectif de Montaigne.

Pour mémoire la date limite de remontée à l’IEN est le 11 février.. 

4. Modalités de signalements au RASED

Les écoles de la circonscription ont des contacts avec le RASED variables d’une école, ou d’un village, à l’autre. Cette inégalité ne se justifie pas et il est nécessaire de mieux répartir les compétences existantes. 

Une réunion avec le RASED en Décembre a permis d’envisager un fonctionnement qui donne une visibilité globale des demandes formulées par les enseignants école par école. Il s’agit d’un tableau de synthèse à renseigner 3 fois dans l’année, envoyé en parallèle à la psychologue scolaire habituelle de l’école et à l’IEN. Chaque demande devra être qualifiée par le RASED suivant trois niveaux de gravité et d’urgence des cas présentés. Le tableau sera alors retourné à l’école et à l’IEN. Cette procédure d’aller-retour prendra place : 

  • Une première fois en Juin, aller début Juin, retour fin Juin, pour anticiper la prise en charge dès la rentrée suivante,
  • Une seconde fois avec l’aller fin Septembre et le retour avant les vacances de la Toussaint, pour les nouvelles détections,
  • Une troisième fois début Décembre pour l’aller avec un retour avant les vacances de Noël, pour un point intermédiaire.

La forme et le contenu du tableau seront proposés pour relecture aux directeurs d’ici les vacances de Février.

Une question a soulevé le problème du support actuel de PPRE qui est partiellement satisfaisant. Il apparaît, en effet, indispensable de mettre en place un groupe de travail sur ce sujet qui permette de redéfinir un support mieux adapté et d’expliciter le processus et les contenus.